Description
Maxime: Penser librement, c’est souvent penser seul, mais jamais à genoux.
Extrait:
Délivrons la parole de toutes ces muselières des censeurs insensés, de tous ces ciseaux qui coupent dans la langue vive tout ce qui dépasse leurs normes, de tous ces bâillons numériques. Les mots ne sont pas des coupables, ce sont des éclaireurs, et nous devons les libérer.
La liberté d’exprimer des pensées qui sortent du cadre de la bien-pensance populaire a, de tout temps, été combattue. Aujourd’hui, ces gardiens de la pensée, qui se pensent omniscients se prennent pour des Dieux qui prétendent détenir la vérité incontestable. Ces justiciers autoproclamés nettoient la conscience du peuple à la javel idéologique. Ces inquisiteurs phobiques modernes, adorateurs et prosélytes de leur « prêt‑à‑penser » ne supportent pas la dissonance, pire, la contestation, qui pour eux, est une irrévérence inacceptable et condamnable. Certains n’hésitent pas à ériger leurs pensées à un niveau presque religieux, ce qui interdit tout débat, considéré comme blasphématoire. Pour tous ceux qui osent nuancer, contredire ou contester leur conformisme étroit, ils dégainent en première intention, leur arme préférée, la censure. Tous ces guignols, aussi idéologues, intolérants et agressifs que les soldats de Daech, se regroupent en meutes sectaires. Pour n’en citer que quelques uns : le wokisme dévoyé, le sexisme militant, l’antisémitisme rampant etc.
Bienvenue dans l’âge des ayatollahs du Bien, les extrémistes du Juste Milieu ; le wokisme, cette nouvelle religion des riches repentis, s’est muée en inquisition , sponsorisée par les marques et universités, qui pleurent le manque de diversité et de tolérance, mais recrutent en uniformité sectaire. Cette nouvelle inquisition ne porte pas de soutane, mais un t-shirt avec un hashtag. Leur bêtise confondante a offert sur un plateau les clés de la Maison Blanche à un clown malade, flanqué de sa bible, et qui est maintenant assis sur le bouton rouge de la fin de l’humanité. Félicitations les wokes, on est tous Trumpé !
Ces adultérins de la vérité mutilent la pensée libre, comme on mutile un texte pour en extraire la soumission à ses pensées. Ils veulent des clones dociles, pas des êtres singuliers, indépendants, autonomes, libres penseurs. Ils veulent des consommateurs lobotomisés, pas des citoyens matures et éveillés. Ils veulent des hommes allongés, des électeurs conditionnés à leurs programmes.
Mais nous ne leur devons rien, absolument rien. Démasquons‑les et brûlons leurs idéologies et leurs hypocrisies, comme ils ont brûlé Bruno Giordano, un des premiers martyrs du savoir rationnel, le 17 février 1600 sur le Campo dei Fiori, après huit ans de torture, pour une vérité trop vaste pour leur intolérance, une parole trop vraie, trop libre, pour un cosmos trop grand pour leur cervelle cloîtrée. Bien sûr, cette mise à mort publique a été mise en scène, pour dissuader tout velléitaire suicidaire. On lui a mis un mors de bois dans la bouche pour étouffer sa dernière parole, plus que son dernier cri. Car, la vérité hurle quand on l’écrase, et ces bourreaux démentiels et démoniaques ne le supportent pas. Mais aujourd’hui, ce hurlement silencieux résonne encore dans notre gorge, et dans l’infini de l’Univers, qui le remercie d’être mort pour clamer son existence, face à la terreur de l’Inquisition. Les hérétiques font l’histoire, les moutons la subissent. Aujourd’hui, c’est à nous d’en porter la flamme, et de transmettre le flambeau, car les hérétiques d’hier sont les éclaireurs de demain.
Ces nouveaux censeurs, ces éteignoirs de lumière, me rappellent l’allégorie de la caverne de Platon. Ils tournent le dos à la lumière, terrifiés par les flammes du réel, et préfèrent les ombres à la clarté du réel, l’illusion rassurante à la vérité dérangeante.
Il est temps de se lever, de sortir du théâtre de marionnettes. Refusons le clonage de l’humanité par le capitalisme mondialisé, refusons de n’être qu’un code‑barres gavé d’images, de discours frelatés. Refusons de nourrir, chaque jour, l’écocide à marche forcée, ce suicide planétaire vendu entre deux …

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