Description
Extrait:
Strictement Personnel
Lettre ouverte à Dieu,
L’abbé Pierre ? Un totem ? Non, l’homme que l’on vénérait les yeux pleins d’amour, est tombé lâchement de son piédestal, après que son patron l’ait rappelé, bien trop tard. Pour beaucoup, il fut un saint, alors qu’il n’était qu’un pédocriminel professionnel, protégé par une chape de silence de l’église, plus étanche que l’omerta en Corse. La différence, c’est qu’en Corse, on bute les ordures, ceux qui trahissent, mais dans l’église, on s’auto-pardonne et on s’auto-protège. Ce silence en soutane, plus sacré que l’hostie absout tous les monstres, qui violent les enfants avec leur petit jésus atteint de perversité assassine incurable. Oui, on parle bien de crimes de masse, en série. Ces crimes ont été soigneusement, méthodiquement, ou au cas par cas, couverts, pendant des décennies, par des évêques, des cardinaux, des paroissiens trop pieux pour voir la vérité ou trop lâches pour l’admettre.
Il est insoutenable de dire que le cas de l’abbé Pierre n’est qu’un détail de l’histoire de l’horreur sainte, une goutte de foutre dans un océan de silence orchestré. Pourtant, le rapport Sauvé, remis en 2021, qui n’est pas un pamphlet d’athée énervé, est une comptabilité macabre : 330 000 victimes mineures en France depuis 1950. Corps et âmes violés, détruits, chosifiés, par 3000 prêtres ; 2,6 % du clergé, ce n’est pas marginal, c’est une épidémie, très contagieuse.
Si vous saviez qu’un avion sur 40 allait s’écraser, monteriez-vous dedans avec vos enfants ? Non ! Et pourtant c’est le risque statistique que prennent ceux qui confient leurs enfants à des prêtres, bien installés dans leur statut d’intouchables. Pour mieux peser la prise de risque, sachant que la probabilité de mourir dans un accident de voiture est de 0,004 %, il y a 650 fois plus de chances, enfin de malchances, que votre enfant soit violé par un prêtre, que de mourir en voiture. Il y a plus de damnés dans l’église que dans tous les bordels du monde.
Mais certains préfèrent fermer les yeux, c’est plus confortable, et même lorsque ça atteint les sphères du pouvoir. Même quand un Premier ministre se retrouve empêtré dans une affaire d’école catholique, où sa fille et sa femme fréquentaient un établissement plus proche du goulag que du pensionnat. Un endroit glauque où l’on battait les corps, les âmes dans le silence assourdissant des témoins muets, mais pas aveugles, ni sourds.
Et ce n’est pas qu’un problème français, c’est une pandémie mondiale, sans vaccin : 17 000 cas aux États-Unis, 15 000 cas en Irlande etc. Et en Australie, les prêtres sautent plus que les kangourous, 7 % d’entre eux sont des pédophiles avérés, 4400 cas recensés. N’oublions pas non plus un des représentants du patron, sur Terre, le pape Jean-Paul II, canonisé, malgré ses silences complices sur les abus sexuels dans l’église polonaise.
On ne parle plus de cas isolé, de brebis égarées, mais d’un véritable troupeau, pas de moutons, mais de véritables loups prédateurs.La soutane devient un appât, une carte de membre dans le club très sélect des bourreaux impunis. Ces soutanes de la honte qui se soulèvent pour planter leurs crucifix souillés dans la chair tendre de l’innocence des anges. Ces soutanes, qui trafiquent le divin en diabolique, des faussaires de lumière. Ils violent les enfants debout, puis confesse leurs péchés à genoux.
Tu sais Dieu, ces hommes qui violent des enfants, ils t’appellent « Père ». Et ton nom est devenu leur bouclier et leur appât, à la fois, leur masque qui cache le diable par la queue…

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