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	<title>Cartes postales - Zenithame</title>
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		<title>Le « toujours » de l&#8217;amour est très court sur la fin.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[alan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 08:46:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Extrait: Ils s&#8217;étaient rencontrés un soir de pluie dans une soirée bien arrosée. Deux solitudes qui s&#8217;étaient frôlées à un comptoir déglingué, entre une chanson trop triste des Platters, « only you », et un regard langoureusement énigmatique. Il lui a dit : « J&#8217;en ai marre d&#8217;être seul. » Elle lui a répondu : « On peut essayer d&#8217;être deux. » [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Extrait:</p>
<p>Ils s&rsquo;étaient rencontrés un soir de pluie dans une soirée bien arrosée. Deux solitudes qui s&rsquo;étaient frôlées à un comptoir déglingué, entre une chanson trop triste des Platters, « only you », et un regard langoureusement énigmatique.<br />
Il lui a dit : « J&rsquo;en ai marre d&rsquo;être seul. »<br />
Elle lui a répondu : « On peut essayer d&rsquo;être deux. »<br />
Alors, ils se sont mis à deux. Deux brosses à dents, deux oreillers, deux séries Netflix jamais regardées en même temps. Puis avec le temps, deux silences, souvent, de plus en plus souvent, que l&rsquo;on habille avec des questions météo.<br />
Au début, on dit « toujours » comme on dit « Dieu » ou « bonheur » sans trop savoir ce que ces mots veulent dire. Les yeux brillent, le cœur bat plus vite, la bouche salive. On le murmure au creux de l&rsquo;oreille, au bord du lit, à l&rsquo;arrière du scooter quand on s&rsquo;évade de l’Élysée, ou même sur un simple texto ou sexto. « Je t&rsquo;aimerai toujours », trois syllabes éternelles emballées dans du satin et balancées comme une bouteille à la mer. C&rsquo;est beau, c&rsquo;est con, c&rsquo;est humain&#8230;</p>
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		<item>
		<title>Syndicat de la magistrature et pudeur dans un club échangiste!</title>
		<link>https://zenithame.fr/boutique/cartes-postales/syndicat-de-la-magistrature-et-pudeur-dans-un-club-echangiste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[alan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 18:11:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Maxime: Le syndicat de la magistrature, c&#8217;est comme la chasteté ou la pudeur dans un club échangiste! Extrait: Le syndicat de la magistrature, parangon d&#8217;impartialité autoproclamée, c&#8217;est comme prôner la pudeur avec juste un string dans un club échangiste. Personne n&#8217;y croit vraiment, personne n&#8217;est dupe, on est là pour autre chose. Ces magistrats, gâtés, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Maxime: Le syndicat de la magistrature, c&rsquo;est comme la chasteté ou la pudeur dans un club échangiste!</p>
<p>Extrait:</p>
<p>Le syndicat de la magistrature, parangon d&rsquo;impartialité autoproclamée, c&rsquo;est comme prôner la pudeur avec juste un string dans un club échangiste. Personne n&rsquo;y croit vraiment, personne n&rsquo;est dupe, on est là pour autre chose.<br />
Ces magistrats, gâtés, choyés, biberonnés par les impôts de leurs victimes, vous et moi, érigent leurs opinions politiques, où l&rsquo;équité est suspendue à une banderole rouge vif, rouge sang. Ils prennent leurs distances avec le droit, ils jugent selon l&rsquo;appartenance idéologique du justiciable. Si tu es du bon côté, tu es absous avant même d&rsquo;avoir été jugé, mais si tu es du mauvais côté, tu es condamné avant d&rsquo;avoir ouvert la bouche. Chez eux, la justice est une partouze politique, tout le monde y passe, sauf la vérité&#8230;</p>
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		<item>
		<title>Syndicat de la magistrature et probité de la mafia.</title>
		<link>https://zenithame.fr/boutique/cartes-postales/syndicat-de-la-magistrature-et-probite-de-la-mafia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[alan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 18:02:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Maxime: L&#8217;impartialité est au syndicat de la magistrature, ce que la probité est à la mafia. Extrait: Le syndicat de la magistrature, c&#8217;est une famille qui jure fidélité à l&#8217;idéal de justice, mais dont les réunions de famille se déroulent avec des listes noires sur les murs et des règlements de comptes à la façon [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Maxime: L&rsquo;impartialité est au syndicat de la magistrature, ce que la probité est à la mafia.</p>
<p>Extrait:</p>
<p>Le syndicat de la magistrature, c&rsquo;est une famille qui jure fidélité à l&rsquo;idéal de justice, mais dont les réunions de famille se déroulent avec des listes noires sur les murs et des règlements de comptes à la façon d&rsquo;un tribunal révolutionnaire. On y parle d&rsquo;impartialité avec la même sincérité que la mafia parle de probité, c’est écrit dans les statuts, mais personne n&rsquo;y croit.<br />
Comme chez Cosa Nostra, on y cultive le sens de la loyauté, mais uniquement envers les siens. Pour les autres, pas de procès équitable, pas de présomption d&rsquo;innocence, juste le marteau du juge transformé en marteau-piqueur idéologique&#8230;</p>
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		<item>
		<title>Syndicat de la magistrature et curés pédophiles!</title>
		<link>https://zenithame.fr/boutique/cartes-postales/syndicat-de-la-magistrature-et-cures-pedophiles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[alan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 17:56:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Maxime: L&#8217;impartialité du syndicat de la magistrature, c&#8217;est comme le vœu de chasteté des curés pédophiles. Extrait: Le syndicat de la magistrature est un club très privé , où l&#8217;on pratique l&#8217;impartialité avec une rigueur sans faille. Comparer leur impartialité au vœu de chasteté des curés pédophiles, c&#8217;est presque rendre service aux curés, qui eux, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Maxime: L&rsquo;impartialité du syndicat de la magistrature, c&rsquo;est comme le vœu de chasteté des curés pédophiles.</p>
<p>Extrait:</p>
<p>Le syndicat de la magistrature est un club très privé , où l&rsquo;on pratique l&rsquo;impartialité avec une rigueur sans faille. Comparer leur impartialité au vœu de chasteté des curés pédophiles, c&rsquo;est presque rendre service aux curés, qui eux, confessent un soupçon de honte, sans regret. Ils partagent deux valeurs : le non respect de l&rsquo;autre et la perversité ; deux diables grimés en saints autoproclamés.<br />
Le mur des cons, cette œuvre d&rsquo;art contemporaine, où la vengeance personnelle se déguise en morale en est une des preuves de leur impartialité consubstantielle. Clouer un homme ou une femme, sans plaidoirie, sans procès ou seulement le procès d&rsquo;intention, est chez eux un rituel initiatique, un passage obligé pour affirmer leur appartenance à cette confrérie aux allures de secte.<br />
Car il ne faut pas se tromper, ce n&rsquo;est pas un simple syndicat, c&rsquo;est un petit théâtre guignolesque où l&rsquo;on distribue les rôles à l&rsquo;avance. D&rsquo;un côté, les bons camarades militants à la pensée unique étroite et aveugle à tout idée différente de leur idéologie, de l&rsquo;autre, les mauvais, ces cibles à abattre et à crucifier sur le mur des cons, sans aucun doute, le dogme d&rsquo;abord. Ces victimes sont nombreuses, de tous les bords et de &#8230;</p>
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		<title>L&#8217;humanité n&#8217;est pas morte, mais elle agonise.</title>
		<link>https://zenithame.fr/boutique/cartes-postales/lhumanite-nest-pas-morte-mais-elle-agonise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[alan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 17:43:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Extrait: En 1945, après Hiroshima, on nous avait promis : plus jamais ça. En 1994, après le Rwanda, un million d&#8217;êtres humains massacrés en cent jour sous les yeux du monde, on nous avait juré: plus jamais ça. En 2022, après Boutcha, on a répété mécaniquement : plus jamais ça. Et malgré tous ces « plus jamais ça », [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Extrait:</p>
<p>En 1945, après Hiroshima, on nous avait promis : plus jamais ça. En 1994, après le Rwanda, un million d&rsquo;êtres humains massacrés en cent jour sous les yeux du monde, on nous avait juré: plus jamais ça. En 2022, après Boutcha, on a répété mécaniquement : plus jamais ça. Et malgré tous ces « plus jamais ça », les drones sifflent, les chars roulent, et les vieux monstres froids, assis dans leurs palais dorés, tracent des lignes sur des cartes avec des stylos en or, tandis que des gamins de vingt ans meurent dans la boue, le ventre ouvert, en toute innocence sans même savoir où ils sont, et pourquoi ils tuent et meurent. Le mot « GUERRE », est trop petit pour contenir l&rsquo;infini de l&rsquo;horreur qu&rsquo;il désigne, six lettres, comme un cercueil trop étroit pour tous les morts qu&rsquo;il renferme. C&rsquo;est un mot, presque propre, que l&rsquo;on prononce tous les jours à la télévision, dans les salons, mais qui cache les cris, les regards vides d&rsquo;enfants , la chair brûlée des civils, le silence des mères.<br />
La guerre n&rsquo;est pas un échec de la paix, c&rsquo;est un succès de la bêtise humaine.<br />
Ce matin là, le ciel était bleu, d&rsquo;un bleu méditerranéen, limpide, presque insultant. A 6h30, des milliers de roquettes ont déchiré ce ciel d&rsquo;azur, s&rsquo;abattant comme une pluie de métal sur le sud d’Israël. Puis sont arrivés des centaines d&rsquo;hommes armés, le visage couvert, les yeux injectés de haine, franchissant la barrière de Gaza à moto, en pick‑up, ou à pied. Ils étaient venus pour égorger, violer, brûler vif, démembrer. A Kfar Aza, à Be&rsquo;eri, à Nahal Oz, dans les kibboutzim où les familles dormaient encore, ils ont enfoncé les portes, le début de l&rsquo;horreur innommable : des bébés égorgés dans leur lit, le doudou entre les mains serré sur le cœur, des femmes violées avant d&rsquo;être exécutées d&rsquo;une balle dans la tête, des vieillards achevés à la kalachnikov, des corps calcinés, empilés, certains encore vivants, quand on les a jetés dans des fosses. Des familles entières exterminées, des enfants, des femmes, des hommes enlevés, traînés, attachés à des motos ou à des voitures comme du bétail, vers Gaza. Des visages défigurés à coups de couteau, des mains coupées, des ventres ouverts, c&rsquo;est tout cela la haine. Le bilan : 1200 morts dont 36 enfants, 20 femmes enceintes ; 5400 blessés avec des mutilations atroces, des brûlures etc. ; 240 otages enlevés dont des nourrissons, des personnes âgées, des femmes violées en captivité.<br />
Ce 7 octobre 2023, fête de la barbarie, l&rsquo;humanité a vomi son âme, une fois de plus, une fois de trop. Depuis ce 7 octobre funèbre, la réponse israélienne, plus de 40 000 morts palestiniens dont 16 000 enfants, 10 000 femmes, selon les sources de Gaza et plus de 90 000 blessés, et Gaza réduit en cendres. Hôpitaux bombardés, écoles rasées, familles entières ensevelies sous les décombres.<br />
On nous parle de conflits complexes, de guerres nécessaires, de frappes préventives ou proportionnées, de défense des valeurs. Des mots, mais quelles valeurs ? Celle qui consiste à envoyer un jeune soldat russe ou ukrainien se faire éclater par un obus, pour que Poutine et Trump, assistés de Zelensky puissent un jour se serrer la main en costume‑cravate devant les caméras du monde, ou celle qui justifie qu&rsquo;un enfant palestinien naisse sous les bombes israéliennes, pendant qu&rsquo;un enfant israélien grandit dans la peur du Hamas ?<br />
La guerre n&rsquo;a jamais rien résolu, elle ne fait que reproduire et décupler la haine dans une spirale infernale. Chaque bombardement sur Gaza fabrique dix nouveaux terroristes kamikazes. Chaque exaction en Ukraine, chaque massacre au Darfour, chaque viol au Congo, chaque village brûlé en Birmanie est une graine empoisonnée. La première guerre mondiale, malgré ses 9 millions de morts et 21 millions de blessés, dans un monde quatre fois moins peuplé qu &lsquo;aujourd&rsquo;hui, a enfanté le nazisme, le colonialisme a engendré le terrorisme, la guerre en Irak a créé Daech. La violence est un boomerang, elle revient toujours, plus lourde, plus sanglante, plus abominable.<br />
Les coupables ont des noms, des visages : Poutine, Netanyahou, les généraux birmans, les seigneurs de guerre africains, les ayatollahs, les présidents dictateurs à vie. Ils ne mourront pas au combat, mais dans leur lit, entourés des meilleurs médecins, de gardes du corps payés avec des comptes en Suisse. Ce sont toujours les mêmes qui envoient les autres à la boucherie humaine indigne.<br />
Les jeunes soldats, eux, obéissent, comme des robots, pendant que les vrais ennemis humains, la famine, la pollution, les pandémies progressent en silence. La guerre est le crime des puissants commis par des innocents.<br />
Et nous, les civils, les spectateurs, nous regardons les images en mangeant à notre faim, bien au chaud. Notre indignation est aussi éphémère qu&rsquo;un &#8230;</p>
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		<item>
		<title>Un avocat, un mélange d&#8217;éloquence et de séduction &#8230;</title>
		<link>https://zenithame.fr/boutique/cartes-postales/un-avocat-un-melange-deloquence-et-de-seduction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[alan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 18:01:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Maxime: Un avocat? Un mélange de rhétorique d&#8217;éloquence et de séduction, grossièrement théâtralisées, pour noyer la vérité. Extrait: Cette maxime, aussi cinglante qu&#8217;élégante, résume avec une ironie mordante le paradoxe fondamental de la profession d&#8217;avocat. Elle ne cherche pas à dénigrer, mais à révéler que l&#8217;avocat, au-delà d&#8217;être un technicien du droit est aussi un [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://zenithame.fr/boutique/cartes-postales/un-avocat-un-melange-deloquence-et-de-seduction/">Un avocat, un mélange d&rsquo;éloquence et de séduction &#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://zenithame.fr">Zenithame</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Maxime: Un avocat? Un mélange de rhétorique d&rsquo;éloquence et de séduction, grossièrement théâtralisées, pour noyer la vérité.</p>
<p>Extrait:</p>
<p>Cette maxime, aussi cinglante qu&rsquo;élégante, résume avec une ironie mordante le paradoxe fondamental de la profession d&rsquo;avocat. Elle ne cherche pas à dénigrer, mais à révéler que l&rsquo;avocat, au-delà d&rsquo;être un technicien du droit est aussi un acteur, un magicien des mots, dont l&rsquo;art consiste à démontrer une réalité, selon les besoins de la cause de son client.</p>
<p>Le tribunal, dit-on, est un lieu où l&rsquo;on rend la justice. Mais en vérité, il ressemble trop souvent à un sanctuaire parodique, une cathédrale théâtralisée, où l&rsquo;on ne célèbre pas le culte du vrai, mais la liturgie de l&rsquo;apparence. Un vagabondage entre une tragédie grecque et un vaudeville de boulevard.<br />
Chaque acteur, masqué, dissimulé sous sa robe, entre en procession. Le juge, figure hiératique, robe de pénitence et marteau de prophète est le metteur en scène impartial, qui laisse parfois deviner ses préférences. Le justiciable, figurant ou héros tragique, seul amateur de la bande, jeté dans le théâtre, joue son rôle de pauvre pèlerin chargé de ses fautes et de son illusoire vérité.</p>
<p>Et l&rsquo;avocat, ah l&rsquo;avocat, le prêtre du mensonge sacralisé, qui officie avec l&rsquo;encens de ses mots et la ferveur d&rsquo;un bateleur. Il s&rsquo;attribue souvent le premier rôle, et s&rsquo;impose en comédien principal dont la voix couvre tout, même le silence de la vérité. C&rsquo;est un illusionniste de haute voltige et un séducteur de charme, qui vendrait un frigo à un pingouin. Il sait donner au doute l&rsquo;allure d&rsquo;une évidence, et à l&rsquo;évidence celle d&rsquo;un doute. Le mensonge de l&rsquo;avocat n&rsquo;est pas un vice, c&rsquo;est son outil de travail. L&rsquo;éloquence est une danse, et l&rsquo;avocat en est le chorégraphe. La rhétorique n&rsquo;est pas un outil au service de la vérité, mais une arme de persuasion.<br />
L&rsquo;avocat est l&rsquo;acteur d&rsquo;un rite étrange, il ne ment pas, il enjolive la réalité, il la recompose, la déforme, l&#8217;embellit ou l&rsquo;assombrit. Il ne cherche pas la lumière, il sculpte des hypothétiques ombres avec des projecteurs bien orientés. Il assassine le vraisemblable et rend sympathique ce qui ne l&rsquo;est pas. Il humanise l&rsquo;abstrait, il dramatise le banal, il étouffe les faits avec des oreillers de velours &#8230;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La justice est humaine, et c&#8217;est bien là son problème!</title>
		<link>https://zenithame.fr/boutique/cartes-postales/la-justice-est-humaine-et-cest-bien-la-son-probleme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[alan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 17:53:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Extrait: Justice bancale dans une République bancale. Il y a des mots qu&#8217;on prononce avec gravité, comme s&#8217;ils pesaient plus lourds que les autres, comme « Justice » et « Vérité ». Mais ces deux‑là sont des mots hypostasiés, ces mots que l&#8217;on considère à tort comme une réalité absolue. Prenons l&#8217;histoire pour mémoire. L&#8217;affaire Dreyfus : un innocent dégradé, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Extrait:</p>
<p>Justice bancale dans une République bancale.</p>
<p>Il y a des mots qu&rsquo;on prononce avec gravité, comme s&rsquo;ils pesaient plus lourds que les autres, comme « Justice » et « Vérité ». Mais ces deux‑là sont des mots hypostasiés, ces mots que l&rsquo;on considère à tort comme une réalité absolue.<br />
Prenons l&rsquo;histoire pour mémoire. L&rsquo;affaire Dreyfus : un innocent dégradé, humilié, banni pour trahison qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas commise. Un verdict fondé sur des convictions intimes, sur des soupçons racialement et militairement corrects. Une machination judiciaire antisémite qui l&rsquo;a déporté au bagne sur l&rsquo;île du Diable. Être juif prédispose à être un bouc émissaire idéal. Sans le « J&rsquo;accuse » d’Émile Zola, il serait mort au bagne et enterré avec la vérité. Quand la justice condamne vite, la vérité met des années à se faire innocenter, surtout lorsqu&rsquo;elle porte des lunettes d’État.<br />
Et Outreau, plus proche de nous, des enfants abusés par le système judiciaire lui‑même, qui a condamné des innocents sur des témoignages branlants et des enquêtes bâclées, notamment par un juge tout juste sorti de l&rsquo;adolescence judiciaire. Cette injustice de la justice, cette trahison de la justice par ceux censés la rendre a brisé des enfants, des famille en les humiliant au degré le plus abjecte de l&rsquo;ignominie.<br />
La justice, à en croire ses représentants, manquerait cruellement de moyens. Les citoyens ordinaires en savent quelque chose : procédures repoussées de mois en mois et même d&rsquo;année en année, audiences reportées faute de juges disponibles, des juges pressés, des magistrats soumis à des quotas, des procès torchés faute de moyens, faute de temps, dossiers enterrés dans des tribunaux surchargés. Derrière ce scandale d’État, combien de vies brisées dans l&rsquo;indifférence feutrée de l’Élysée, de Matignon, du Ministre de la justice et des palais de justice. Ces protagonistes oublient que chacun des 68 millions de citoyens, du bébé au centenaire est racketté de 180 € annuellement pour leur donner collectivement 12,2 milliards d&rsquo;euros ! Somme vertigineuse pour une catastrophe judiciaire. En 1789, une telle gabegie aurait entraîné une révolution de palais et des têtes dans le panier de l&rsquo;échafaud avec le même état d&rsquo;esprit que les verdicts politiques d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<br />
Mais ce constat accablant, hélas trop connu, se double d&rsquo;un scandale plus subtil. Cette même justice, qui se dit à genoux, sait se redresser avec une vivacité fulgurante lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de régler ses comptes avec certains acteurs politiques. Comme par enchantement, cette justice exsangue retrouve soudain vigueur et efficacité. Elle oublie ses pénuries chroniques et mobilise en un éclair des dizaines de magistrats, d&rsquo;enquêteurs, d&rsquo;experts, de greffiers etc. Une armée judiciaire que bien des victimes rêveraient de voir engagée pour leur propre cause. Les procédures deviennent des marathons judiciaires à la vitesse d&rsquo;un sprint, savamment orchestrés, où chaque mot est pesé, chaque étape mise en scène. Ce n&rsquo;est plus une justice en souffrance, c&rsquo;est une justice de combat.<br />
Il suffit qu&rsquo;un nom surgisse dans une procédure juridique pour que cette machine rouillée, en panne d&rsquo;essence humaine, se transforme en Ferrari judiciaire avec la force d&rsquo;un bulldozer et l&rsquo;agressivité d&rsquo;un pitbull affamé de sang présidentiel. Pour Nicolas Sarkozy, cette justice claudicante et borgne sort instantanément de son chapeau de magicienne des dizaines d&rsquo;experts et des millions d&rsquo;euros. Les procédures s&rsquo;accélèrent, les procès s&rsquo;enchaînent avec une ferveur des juges presque religieuse. L&rsquo;énergie dépensée est colossale, le zèle, spectaculaire.<br />
Des enfants disparaissent, des corps ne sont jamais retrouvés, des pistes restent inexploitées faute de moyens, mais pour abattre un ancien président, on ne lésine sur rien. La justice devient un théâtre d’État et l&rsquo;affaire Sarkozy, son opéra obsessionnel. Pas pour rendre justice, mais pour humilier, pour effacer un homme. C&rsquo;est la vengeance des robes noires.<br />
Ces juges ne comprennent pas ou feignent de l&rsquo;ignorer que leur acharnement ne ridiculise pas seulement leur cible, ils humilient la France aux yeux du monde en la présentant comme une République bananière, elle qui n&rsquo;est déjà plus une démocratie, mais une « démocrature ». Une démocratie qui conserve la forme, mais où l&rsquo;essentiel, l’équité, est corrompue. Une nation dont la justice ne punit plus les délinquants, les violences, les narcotrafiquants, mais les adversaires politiques en laissant le citoyen dans le caniveau est indigne de l&rsquo;esprit des lumières de la France.<br />
Dans cette justice à deux vitesses, il y a une éthique d&rsquo;une inspiration qui n&rsquo;est pas sans rappeler certaines traditions du sud de l&rsquo;Italie. Cette fameuse éthique napolitaine ou calabraise, où la justice ne punit pas au nom de la loi, mais au nom du clan, du pouvoir de ce clan ou du règlement de comptes de ce clan. Une éthique où l&rsquo;on sélectionne, puis on élimine les plus gênants davantage que les plus corrompus. En effet, certains juges s&rsquo;autoproclament des croisés de la vertu. Ils se réclament souvent d&rsquo;un syndicalisme judiciaire ostensiblement engagé, où la neutralité est un mot vide de sens. Ces parangons de justice sont en croisade juridique pour faire avancer leur cause idéologique et donc politique, avec leur robe noire comme drapeau militant, et le « mur des cons » comme peloton d&rsquo;exécution ou trophées.<br />
Cette justice là n&rsquo;est plus impartiale, n&rsquo;est plus neutre et n&rsquo;est plus &#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Être en désaccord avec soi-même &#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 17:48:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Maxime: Comme mon piano, parfois en désaccord avec ses notes personnelles, il m&#8217;arrive d&#8217;être en désaccord avec moi-même. Extrait: Être en accord parfait avec soi-même est une illusion dissonante, c&#8217;est croire que la vie se joue en majeur, sans jamais passer par le mineur. L&#8217;accord parfait est souvent un désaccord bancal qui s&#8217;ignore, une certitude [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Maxime: Comme mon piano, parfois en désaccord avec ses notes personnelles, il m&rsquo;arrive d&rsquo;être en désaccord avec moi-même.</p>
<p>Extrait:</p>
<p>Être en accord parfait avec soi-même est une illusion dissonante, c&rsquo;est croire que la vie se joue en majeur, sans jamais passer par le mineur. L&rsquo;accord parfait est souvent un désaccord bancal qui s&rsquo;ignore, une certitude fragile qui sonne trop juste pour être vraie. Attention, si vous êtes toujours d&rsquo;accord avec vous‑même, c&rsquo;est suspect !<br />
Nos vérités ne sont que des accords passagers, des résonances provisoires. Pendant des siècles, on a cru que la Terre était plate, demain elle sera peut-être creuse, à force de la violer et de la piller, qui sait ? Aussi douter de chaque note n&rsquo;est pas une faiblesse, mais une force nécessaire. Car derrière chaque note claire peut se cacher une fausse justesse, une clarté obscure, un doute sûr de lui, une incertitude certaine, une note rouge ou bleue égarée au milieu des touches noires et blanches. A l&rsquo;inverse, la certitude est peut être une justesse trop parfaite pour être honnête, une vérité utopique, un accord parfait qui sonne faux. Les certitudes sont des prisons confortables qui enferment, et paradoxalement où l&rsquo;on se croit libre. Changer d&rsquo;avis, c&rsquo;est reconnaître que la vérité absolue nous échappe. C&rsquo;est intelligent en acceptant avec lucidité qu&rsquo;une dissonance ouvre de nouveaux accords. C&rsquo;est une victoire sur soi‑même, qui nous oblige à réécrire nos &#8230;</p>
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		<title>Un petit rien peut tout changer.</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 17:37:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Maxime: On peut parler de tout et de rien, mais pas de rien du tout, car un petit rien peut tout changer. Extrait: C&#8217;est beau, c&#8217;est dense comme une équation d&#8217;Einstein qui aurait pris un cours de philosophie au café du commerce. Et pour en parler, encore faut-il avoir quelque chose à dire. Devos, ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Maxime: On peut parler de tout et de rien, mais pas de rien du tout, car un petit rien peut tout changer.</p>
<p>Extrait:</p>
<p>C&rsquo;est beau, c&rsquo;est dense comme une équation d&rsquo;Einstein qui aurait pris un cours de philosophie au café du commerce. Et pour en parler, encore faut-il avoir quelque chose à dire. Devos, ce poète du mot qui s&rsquo;égare, l&rsquo;avait bien compris : « Quand on a rien à dire, on ferait mieux de se taire. Mais comme on ne peut pas rester sans rien dire, on parle pour ne pas se taire, on parle … pour ne rien dire. » Devos avait flairé ce piège verbal : « Il y a des gens qui parlent, qui parlent, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils aient enfin quelque chose à dire », Ceci explique pourquoi les politiques parlent toute leur vie, sans jamais rien dire. Comme ils parlent sans arrêt, ils ne peuvent rien faire, et comme ils ne font rien, rien de rien, rien du tout, ils n&rsquo;ont rien à dire. Ils sont atteints « d&rsquo;ultracrépidarianisme » incurable, car au stade de la psychose obsessionnelle. Ce doux mot barbare désigne l&rsquo;art exquis, tragiquement comique, de donner son avis sur des sujets qu&rsquo;on ne maîtrise pas. C&rsquo;est le sport préféré de ces bouffons en costume-cravate, bardés de certitudes creuses, et qui brassent de l&rsquo;air avec la solennité d&rsquo;un académicien bourré, s&rsquo;improvisant tour à tour, climatologue, virologue, économiste. L&rsquo;art de transformer son ignorance de tout, en expertise du rien. Dans cette famille mafieuse, n&rsquo;oublions pas les religieux, qui entre deux abus sexuels, se livrent à des abus textuels. Dieu n&rsquo;a jamais rien dit, mais ils parlent en son nom, pour nous convaincre d&rsquo;histoires à ne rien comprendre, quand on est sain d&rsquo;esprit. Seuls les Saints et les simples peuvent y croire, en plus du Père Noël, de la petite souris, des cloches et des cigognes. Même combat, même délire. Bon, je vous vois venir ! Non, ne succombez pas pour autant, à la tentation de faire un lien entre ce mot et mon texte, ce serait un acte d&rsquo;obscurantisme éclairé ou de lucidité ténébreuse, ou les deux. Un petit rien dans une vie, certes, mais un petit rien qui me courroucerait, qui me donnerait l&rsquo;impression d&rsquo;être pris pour un bon à rien, un vaurien même, voir pire, un moins que rien. Et ça, je vous le pardonnerai volontiers si, et seulement si, c&rsquo;était la vérité. Car, comme vous, je n&rsquo;aime pas être pris pour un bon, quand je fais le con. De plus, toute vérité n&rsquo;est pas bonne à dire, enfin c&rsquo;est ce que l&rsquo;on dit, quand on a rien à dire, une occasion de plus pour parler pour ne rien dire.<br />
Et le pire, c&rsquo;est qu&rsquo;en parlant pour ne rien dire, on dit toujours quelque chose. C&rsquo;est là que le silence, ce cri intérieur qui ne veut pas se mouiller, intervient sournoisement, car lui aussi veut le dernier mot, et souvent, il l&rsquo;a.<br />
Mais attention, ne sous-estimons jamais le rien. Le rien, ce n&rsquo;est pas rien, c&rsquo;est un peu comme ce petit grain de sable dans la chaussure de l&rsquo;histoire, comme le nez de Cléopâtre. Si ce nez avait été plus court, toute la face du monde s&rsquo;en trouverait changée. Ce n&rsquo;est pas moi qui le dis , c&rsquo;est Pascal. Imagine ce rien, ce presque rien, à peine plus visible qu&rsquo;un moins que rien, ce rien du tout au milieu du visage qui a tout changé. Il a fait basculer des empires, des armées, des alliances. Un nez, un appendice nasal, peut tout changer. Plus près de nous, en parlant pour ne rien dire d&rsquo;appendice, Domi-nique Strauss-Kahn est allé en prison, et n&rsquo;a pas été président pour quelques centimètres, qui lui ont coûté la peau des fesses, cinq millions d&rsquo;euros. Ce n&rsquo;est pas rien, mais il est entré dans le sacro-saint Guinness des records avec la pipe la plus chère du monde, entre l&rsquo;andouille et le « corps‑nichons », et même l&rsquo;action « Saint Claude, dans le jura, s&rsquo;est redressée aussi, par ricochet sur la bande! Prenons l&rsquo;expression populaire &#8230;</p>
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		<title>L&#8217;éloge de la laideur.</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 17:32:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Maxime: L&#8217;avantage d&#8217;avoir une sale gueule, quand on fait la gueule, les autres pensent que l&#8217;on sourit. Extrait: Avec le temps, la revanche de la laideur sur la beauté. Cette maxime m&#8217;est venue en pensant à trois visages : D&#8217;abord, Jojo, Jacky, le grand Jacques Brel, puis le torturé Gainsbarre, alter ego de Gainsbourg, mais aussi [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Maxime: L&rsquo;avantage d&rsquo;avoir une sale gueule, quand on fait la gueule, les autres pensent que l&rsquo;on sourit.</p>
<p>Extrait:</p>
<p>Avec le temps, la revanche de la laideur sur la beauté.</p>
<p>Cette maxime m&rsquo;est venue en pensant à trois visages : D&rsquo;abord, Jojo, Jacky, le grand Jacques Brel, puis le torturé Gainsbarre, alter ego de Gainsbourg, mais aussi à celui que je nommerai Raoul, pour préserver son anonymat. Raoul, c&rsquo;est peut-être votre voisin, votre amant ou mieux encore, vous‑même.<br />
Raoul Malfoutu est né avec une tête telle que, même sa mère l&rsquo;appelle « mon petit miracle du grotesque ». Une sorte de Picasso mal terminé, des yeux globuleux, un nez en galoche et une bouche qui hésite entre rire et résignation. Et pourtant, Raoul est heureux, sa gueule cassée lui offre un grand super-pouvoir, l’ambiguïté expressive.<br />
Un jour, il marchait dans la rue, la mine renfrognée, les pensées boueuses, le spleen en bandoulière et là, un inconnu lui lance : « Wouah, ce sourire ! » Raoul surpris lui répond : « Merci mec, ça fait du bien ! » Raoul savait qu&rsquo;il était naturellement affreux, mais son air constipé passait parfois pour une bienveillance patinée.<br />
Mais depuis ce jour, il fait de sa tronche un camouflage social. Il peut râler, juger, bouder, mépriser, les autres le voient comme un sage rieur. Il est même, à ses heures perdues, coach du bonheur, un Bouddha spécialisé en grimaces zen, un prophète disgracieux. Il sait que le beau doit faire des efforts quotidiens pour espérer rester beau, lui, inutile, il est déjà une œuvre contemporaine naturellement. Car au fond, c&rsquo;est ça le génie de la laideur, elle libère. Quand on est laid, on n&rsquo;a rien à prouver physiquement, on vit avec panache. On ne court pas après le reflet du miroir, on lui tire la langue. On vit dans un monde où les apparences se cassent la gueule et laissent passer la lumière.<br />
Raoul Malfoutu a compris que l&rsquo;élégance, ce n&rsquo;est pas de plaire à tous, c’est oser déplaire avec un style provocateur naturel. Quand il marche dans la rue, les enfants rigolent, les chiens s&rsquo;arrêtent, et les vieilles dames murmurent : « il a le sourire dans la grimace ».<br />
Et toi, en lisant ce texte, tu souris ? Tu ris jaune ? Ou tu fais juste la gueule à la Gainsbourg ?<br />
Tiens justement, Gainsbourg, parlons-en car, même si les miroirs évitaient de le croiser, il faisait rire l&rsquo;âme. Et pour ça, même les créatures les plus somptueuses, sculptées par les dieux ou les meilleurs chirurgiens esthétiques le retenaient en fin de soirée pour parler de poésie entre deux draps ou dans la baignoire, qui était sur le balcon. Le charme de sa laideur, le raffinement de ses outrances ont fait craquer Brigitte Bardot, Jane Birkin, Bambou, France Gall et bien d&rsquo;autres restées anonymes. Le beau peut lasser, le laid surprend, et c&rsquo;est parfois la surprise qui séduit. Une phrase de Gainsbourg à méditer dans un verre de rouge : « La laideur est supérieure à la beauté, car elle dure plus longtemps » Il était conscient de la beauté de sa laideur.<br />
La beauté est une illusion qui fond avec le temps de l&rsquo;âge, le charme, lui, brille toujours. La beauté est une dictature molle, la laideur est un acte de résistance. Le problème, c&rsquo;est que l&rsquo;on confond l&rsquo;esthétique avec l&rsquo;essentiel. Le monde s&rsquo;extasie devant des visages lisses pendant que l&rsquo;âme, elle, s&rsquo;ennuie derrière la scène. La laideur, elle, elle en a bavé, elle a trébuché puis s&rsquo;est relevée, elle a trop pleuré. Elle sent le vécu, la nuit, l&rsquo;irrévérence, elle mord parfois et elle sait aimer et se faire aimer. Le laid n&rsquo;a rien à prouver physiquement, il montre tout sans se grimer.<br />
Raoul porte sa gueule comme un trophée, cabossée mais éclairée à l&rsquo;intérieur, comme un lampadaire frappé par la foudre. Mais ce visage nous touche, on dirait qu&rsquo;il s&rsquo;excuse d&rsquo;exister et pourtant, la véritable beauté ne se voit pas, elle est intérieure&#8230;</p>
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